mercredi 7 mars 2012

Deux nouveaux groupes sanguins découverts


D’après une étude qui vient de paraître dans la revue Nature Genetics, deux nouveaux groupes sanguins viennent d’être découverts grâce à une collaboration internationale de chercheurs, dont un certain nombre de scientifiques français, membres de l’Institut national de la transfusion sanguine.

Junior et Langereis, tels sont leurs noms, concerneraient un petit nombre de personnes et pourraient expliquer le rejet de certaines greffes, certaines incompatibilités entre une mère et son enfant à naître, et des difficultés rencontrées à la suite de transfusions sanguines. 

Ensemble de propriétés antigéniques du sang, le groupe sanguin permet de classer les individus. Cela a notamment pour but de permettre des transfusions dans des conditions optimales de compatibilité. A la surface des hématies, cellules sanguines, des substances antigéniques (protéines, glucides, glycolipides, etc.) sont présentes. C’est la combinaison de ces molécules, reconnues par les anticorps du système immunitaire, qui définit le groupe sanguin.

Les deux classements les plus connus sont le système ABO et le système rhésus. Jusqu’à la découverte de Junior et Langereis, il existait 29 groupes sanguins distincts.

C’est en étudiant deux protéines (ABCB6 et ABCG2) appartenant aux transporteurs ABC (ATP-binding cassette), qui permettent à certaines substances de passer à travers la membrane plasmique, et en constatant la présence d’anticorps qui leur étaient spécifiques dans des échantillons sanguins, que des chercheurs du monde entier ont découvert l’existence de deux nouveaux groupes sanguins : Junior et Langereis.

Les travaux publiés dans la revue Nature Genetics montrent que certains problèmes peuvent être associés à ces nouveaux groupes sanguins. En effet, cette découverte pourrait permettre d’expliquer des rejets de greffe, des difficultés consécutives à des transfusions sanguines, et même des incompatibilités entre une mère et son enfant à naître. En effet, ces différents phénomènes sont liés aux réactions immunitaires de l’organisme.

Si ce dernier ne reconnaît pas une molécule ou un corps étranger, il va tout faire pour l’éliminer.

Forts de ces premiers résultats, les chercheurs continuent leurs travaux, espérant découvrir de nouveaux groupes sanguins. Il en resterait plus d’une dizaine qui n’auraient pas été encore identifés.

Source :   Information Hospitalière