Affichage des articles dont le libellé est Parasitologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Parasitologie. Afficher tous les articles

lundi 21 novembre 2011

Une nouvelle substance cible le parasite du paludisme en « dormance »

Frottis sanguin révélant la présence
du parasite Plasmodium falciparum
 ayant la forme d'anneaux à l'intérieur
d'hématies humaines.
Des chercheurs ont identifié une série de composés qui semblent tuer le parasite du paludisme lorsqu'il incube dans le foie, avant qu'il ne gagne la circulation sanguine. Un besoin en médicament se fait cruellement sentir contre Plasmodium vivax, l'espèce dominante du parasite en dehors de l'Afrique. P. vivax diffère du mortel P. falciparum par son entrée dans une « étape de dormance » dans le foie où il est alors appelé hypnozoïte. Les hypnozoïtes peuvent faire ressurgir le parasite dans le sang des mois ou même des années après qu'un moustique infecté a piqué son hôte. La nature durable et chronique des infections à P. vivax a un impact significatif sur la santé et le niveau de vie de la personne. Stephan Meister et ses collègues ont utilisé un test de microscopie automatisé pour passer au crible des milliers de substances connues pour tuer le parasite au stade sanguin et en déceler un qui soit aussi capable de le faire au stade hépatique. Ils ont découvert une série de substances appelées imidazolopiperazines qui peuvent être prises oralement et préviennent le développement du parasite dans le foie chez la souris.

« Imaging of Plasmodium Liver Stages to Drive Next Generation Antimalarial Drug Discovery » par S. Meister, S.E. Bopp, A.T. Bright, N.V. Dharia, E.A. Winzeler, T.-g. Nam, P.G. Schultz et E.A. Winzeler du The Scripps Research Institute à La Jolla, CA.

jeudi 10 novembre 2011

Comment deux mutations de l'hémoglobine protègent contre le paludisme.

Dès les années 1940, des chercheurs avaient remarqué que l'hémoglobine mutée dite de type S caractéristique de l'anémie falciforme étaient particulièrement répandue chez certaines populations africaines semblant mieux résister au paludisme. Des chercheurs ont finalement découvert comment cette hémoglobine, ainsi qu'une autre forme mutante appelée hémoglobine C, pouvait protéger contre le paludisme sévère et la mort qu'il occasionne. Selon Marek Cyrklaff et ses collègues le parasite chez l'homme du paludisme Plasmodium falciparum « exploite » lorsqu'il se trouve à l'intérieur des globules rouges une de ses protéines appelée actine pour fabriquer son propre cytosquelette. Cependant, lorsque le globule rouge contient l'hémoglobine S ou C, deux structures aberrantes se développent dans la cellule sanguine qui semblent limiter la capacité du parasite à construire son cytosquelette. En utilisant la technique de tomograpbie cryo-électronique, les chercheurs ont découvert que P. falciparum prélevait l'actine présente dans les globules rouges normaux pour développer son cytosquelette et renforcer ses sillons de Maurer qui transfèrent les protéines du parasite vers la surface de la cellule sanguine. Cyrklaff et les autres chercheurs ont alors observé que le cytosquelette et les sillons de Maurer étaient réduits dans les globules rouges contenant les hémoglobines mutées S ou C. Pour les auteurs, ceci montre que les deux protéines ont un rôle protecteur contre l'agent du paludisme et qu'interférer avec la redistribution de l'actine dans les globules rouges normaux pourrait être un nouveau mécanisme de défense contre certains types de pathogènes.
Source:le Science du 11 novembre 2011

samedi 17 septembre 2011

Maladie du sommeil en Afrique: nouveau test pour un diagnostic plus efficace

DAKAR — Des scientifiques ont mis au point un nouveau test pour la trypanosomiase (maladie du sommeil) qui permet un diagnostic plus efficace et est adapté l'Afrique subsaharienne, très affectée par cette maladie tropicale souvent mortelle, ont annoncé jeudi les concepteurs de ce test.
Ce test Lamp (Loop-mediated isothermal amplification) pour la trypanosomiase "promet une amélioration considérable de la capacité de confirmer un diagnostic de la maladie du sommeil, même lorsque les parasites sont présents en nombre restreint, grâce à la détection de l'ADN du parasite dans les échantillons des patients", déclarent dans un communiqué reçu à Dakar la fondation Find et la société japonaise Eiken Chemical Co.Ltd, spécialisées dans les diagnostics médicaux, qui ont conduit les travaux pendant six ans.
Selon elles, "contrairement à la plupart des autres tests similaires", Lamp "peut être utilisé avec beaucoup moins d'équipements de laboratoire que d'autres tests moléculaires" et ses résultats "peuvent être détectés à l'oeil nu, plutôt qu'avec un équipement compliqué de détection requis pour des méthodes plus conventionnelles" de diagnostic.
Le nouveau test "a déjà passé les phases de conception et de développement" et "si tout se passe comme prévu, (il) sera disponible pour utilisation clinique en 2012". Il "est prêt à être utilisé dans des études accélérées sur le terrain, dans plusieurs sites en République démocratique du Congo et en Ouganda", ajoutent-elles.
La maladie du sommeil (ou trypanosomiase humaine africaine, THA) "sévit exclusivement dans 36 pays d'Afrique subsaharienne où l'on trouve des mouches tsé-tsé pouvant transmettre la maladie", selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Son diagnostic et son traitement "sont complexes et requièrent un personnel ayant des compétences particulières", indiquent l'OMS sur son site Internet (http://www.who.int).
D'après Find (Fondation pour de nouveaux diagnostics innovants) et Eiken, la maladie "affecte les communautés rurales pauvres" d'Afrique subsaharienne et "environ 60 millions de personnes" dans les 36 pays concernés "sont considérés comme étant à risque".
"Le diagnostic de la maladie du sommeil est basé actuellement sur l'identification de suspects avec un test de dépistage par des agents de santé formés, et la détection de parasites dans le sang ou d'autres échantillons avec un microscope", selon elles.
Or, "si elle n'est pas diagnostiquée et traitée de manière précoce, la maladie du sommeil progresse inexorablement vers un stade où les parasites pénètrent dans le cerveau, ce qui rend le traitement plus difficile, et augmente la probabilité de dommages neurologiques irréversibles", affirment l'ONG et la société.
Find et Eiken ont annoncé leur découverte lors d'une réunion du ISCTRC (Conseil international scientifique pour la recherche et le contrôle de la trypanosomiase) organisée de lundi à jeudi à Bamako. L'ISCTRC est un conseil statutaire de l'Union africaine (UA).
Find, organisation à but non lucratif, est basée à Genève. Eiken, réputée "leader dans le marché des diagnostics cliniques", est basée à Tokyo.
source:AFP