mardi 26 juin 2012

Un bébé né avec six coeurs


Un bébé né avec six coeurs distincts a survécu malgré un bilan très négatif de la part de ses médecins.
L’anomalie avait été découverte pendant la grossesse de Michelle Lewis, une jeune Britannique de 32 ans qui réside à Kent au Royaume-Uni


Alors qu’elle était à sa 21e semaine de grossesse, ses médecins lui ont conseillé d’avorter en constatant que le foetus disposait de six coeurs bien distincts. Selon les spécalistes, l’enfant n’avait aucune chance de survivre. Mais les parents de Riley ont refusé catégoriquement de mettre un terme à cette grossesse. « Les médecins ont finalement accepté de me suivre de près jusqu’à la fin de ma grossesse », confie Michelle au Daily Mail. »C’était terrifiant. Je pensais toujours que le pire allait arriver ».
Mais le jour de Noël 2010, le cadeau est arrivé. Riley est né après un accouchement très difficile au cours duquel il a failli perdre la vie à de nombreuses reprises. « Le travail a duré 15 heures terrifiantes. Les médecins ont finalement décidé de procéder à une césarienne d’urgence », dit-elle. « Riley n’avait que huit heures lorsqu’il a subi sa première opération du coeur ». Une opération qui consistait à lui introduire une sorte de petit ballon destiné à pomper le sang dans ses artères. Cinq jours plus tard, il devait à nouveau être opéré.
Mais les difficultés étaient loin d’être terminées pour Riley. Alors qu’il n’avait que quatre mois, le nourrisson a failli perdre la vie après une anesthésie pour une IRM. Son rythme cardiaque s’était fortement acceléré et le bébé s’en était sorti de justesse. Après cinq mois d’hospitalisation, Riley décrit comme un battant par ses parents, était enfin rentré chez lui. En pleine forme, il avait même pu assister au mariage de ses parents.
Pour les médecins, il s’agit là d’un véritable miracle. Selon eux, ils n’avaient jamais vu un tel cas auparavant. Bien qu’il ait dû être opéré à trois reprises au cours des douze derniers mois et qu’il devra encore subir d’autres opérations dans un avenir proche, Riley se porte comme un charme. Pour les médecins, le garçonnet pourra même vivre une vie normale.

jeudi 14 juin 2012

Glaucome : un nouveau traitement restaure la vision chez des rats




Pour la première fois, le glaucomepathologie fréquente de la vision, a été traité avec succès par un médicament qui résout le problème à la source. La molécule inhibe l’action d’une chimiokine responsable de l’obstruction du trabéculum, l’origine de la maladie. Explications.
Dans un article paru dans Plos One, des chercheurs de l’Inserm ont réussi à préserver la fonction visuelle de rats atteints de glaucome. Cette maladie, associée à une élévation anormale de la pression à l’intérieur de l’œil, peut conduire à la cécité. L’équipe de chercheurs dirigée par Christophe Baudouin au sein de l’Institut de la vision (Inserm/CNRS/UPMC) a ciblé des molécules spécifiques de l’inflammation : les chimiokines.
Le blocage d’un des récepteurs aux chimiokines (CXCR3) a entraîné une diminution de la pression à l’intérieur de l’œil, grâce à la restauration de l’écoulement normal de l’humeur aqueuse, conduisant à une protection de larétine et de la fonction visuelle.
Soigner le glaucome en faisant retomber la pression
Deuxième cause de cécité dans le monde, le glaucome touche 50 à 60 millions de personnes dont 6 à 7 millions sont aveugles. En France, environ 800.000 personnes sont traitées pour un glaucome. Cette maladie se caractérise par une destruction progressive du nerf optique et une altération irréversible de la fonction visuelle, généralement associée à une élévation anormale de la pression à l’intérieur de l’œil.
Cette forte pression intraoculaire est causée par une résistance à l’écoulement normal de l’humeur aqueuse au niveau d’une structure oculairespécifique : le trabéculum. Toutefois, la dégénérescence des tissus du trabéculum, à l’origine de ce dysfonctionnement, est mal comprise.
Les traitements actuels contre le glaucome ne ciblent pas directement la trabéculopathie originelle. Ceci pourrait en partie expliquer l’échec thérapeutique souvent observé et conduisant parfois à la cécité en dépit d’une prise en charge médicale optimale.
Alexandre Denoyer, l'un des auteurs de cette étude, retrace dans cette vidéo les points forts de cette découverte d'un nouveau traitement contre le glaucome. © Inserm
La chimiokine CXCL12 réduite au silence
L’équipe de chercheurs dirigée par Christophe Baudouin à l’Institut de la vision est impliquée dans l’étude des mécanismes physiopathologiques responsables de la trabéculopathie glaucomateuse, et plus spécifiquement du rôle de certaines molécules de l’inflammation appelées chimiokines.
Plusieurs chercheurs de cette équipe viennent de montrer sur des tissus de patients glaucomateux et sur une lignée cellulaire humaine de trabéculum, l’existence d’une balance entre la chimiokine dite CXCL12, et une forme tronquée de celle-ci, le SDF-1(5-67). Tandis que la première favorise la viabilité des tissus du trabéculum via le récepteur CXCR4, l’autre forme induit la mort trabéculaire via le récepteur CXCR3. Il semble que le passage d’une forme saine à la forme tronquée soit favorisé par un environnement particulier et des cytokines et métalloprotéinases impliquées dans le glaucome.
Dans un deuxième temps, les chercheurs ont observé dans un modèle animal de glaucome que le blocage de CXCR3 permet de diminuer la pression intraoculaire, de restaurer la fonction de filtration du trabéculum et de préserver ainsi la fonction visuelle en protégeant la rétine.
Ces travaux permettent d’améliorer la compréhension du glaucome. Pour Alexandre Denoyer, premier auteur de cette publication, « la stratégie inédite utilisée ciblant les chimiokines au niveau du trabéculum pourrait aboutir au développement d’un traitement innovant en remplacement ou en complément des traitements à long terme par les collyres actuels ».

mardi 5 juin 2012

Foreign exchange market


Forex" redirects here. For the football club, see FC Forex Braşov.
The foreign exchange market (forex, FX, or currency market) is a form of exchange for the global decentralized trading of international currencies. Financial centers around the world function as anchors of trading between a wide range of different types of buyers and sellers around the clock, with the exception of weekends. The foreign exchange market determines the relative values of different currencies.[1]
The foreign exchange market assists international trade and investment by enabling currency conversion. For example, it permits a business in theUnited States to import goods from the European Union member states especially Eurozone members and pay Euros, even though its income is inUnited States dollars. It also supports direct speculation in the value of currencies, and the carry trade, speculation based on the interest rate differential between two currencies.[2]
In a typical foreign exchange transaction, a party purchases a quantity of one currency by paying a quantity of another currency. The modern foreign exchange market began forming during the 1970s after three decades of government restrictions on foreign exchange transactions (the Bretton Woods system of monetary management established the rules for commercial and financial relations among the world's major industrial states after World War II), when countries gradually switched to floating exchange rates from the previous exchange rate regime, which remained fixed as per the Bretton Woods system.
The foreign exchange market is unique because of
             its huge trading volume representing the largest asset class in the world leading to high liquidity;
             its geographical dispersion;
             its continuous operation: 24 hours a day except weekends, i.e. trading from 20:15 GMT on Sunday until 22:00 GMT Friday;
             the variety of factors that affect exchange rates;
             the low margins of relative profit compared with other markets of fixed income; and
             the use of leverage to enhance profit and loss margins and with respect to account size.
As such, it has been referred to as the market closest to the ideal of perfect competition, notwithstanding currency intervention by central banks. According to the Bank for International Settlements,[3] as of April 2010, average daily turnover in global foreign exchange markets is estimated at $3.98 trillion, a growth of approximately 20% over the $3.21 trillion daily volume as of April 2007. Some firms specializing on foreign exchange market had put the average daily turnover in excess of US$4 trillion.[4]
The $3.98 trillion break-down is as follows:
             $1.490 trillion in spot transactions
             $475 billion in outright forwards
             $1.765 trillion in foreign exchange swaps
             $43 billion currency swaps
             $207 billion in options and other products

mercredi 16 mai 2012

Une thérapie cellulaire rend la vue à des malvoyants







En France, des patients souffrant d'atteintes graves de la cornée ont été traités avec succès. Comme un coup d'essuie-glace sur un pare-brise plein de boue. C'est l'impression qu'a eue dix-huit ans après son accident une femme de 40 ans opérée par l'équipe du Pr Carole Burillon, chef du service d'ophtalmologie de l'hôpital Édouard-Herriot (CHU Lyon). La spécialiste de la cornée a présenté mercredi les résultats d'une nouvelle technique chirurgicale lors d'une session de l'Académie de chirurgie consacrée à l'ingénierie tissulaire, cette nouvelle médecine qui consiste à fabriquer des tissus humains à partir de cellules et de milieux de cultures. «Des résultats originaux, solides, avec une méthodologie robuste», a commenté enthousiaste le Pr Jean-Michel Dubernard (Haute Autorité de santé).

Le cas de cette quadragénaire n'est toutefois pas isolé. Depuis 2007, l'équipe lyonnaise a opéré 26 patients en utilisant la même procédure. Il s'agissait de personnes dont la cornée des deux yeux était très abîmée et sujette à des ulcères douloureux en raison d'accidents (brûlures thermiques ou caustiques par de la soude ou de l'eau de javel par exemple), d'infections ou de maladies rares. Des pathologies qui toucheraient une cinquantaine de français chaque année.










Schématiquement, la surface d'un œil est formée d'une couche de cellules opaques (qui empêchent la lumière de passer), le blanc de l'œil ou conjonctive, interrompue en son centre par une couche de cellules transparentes, la cornée, qui forme comme un verre de montre. Entre ces deux zones, se trouvent une frontière cruciale, le limbe. Grâce à sa richesse en cellules souches, le limbe permet le renouvellement cellulaire, et surtout empêche les cellules opaques de la conjonctive d'envahir la zone transparente de la cornée. Lorsque ce limbe est détruit par accident, la cornée s'obscurcit. «C'est frustrant de penser que derrière la cornée malade il y a un œil sain», détaille le Pr Burillon.

Des résultats spectaculaires

D'où l'idée de traiter directement la cornée en greffant dessus des cellules cultivées. L'intervention se fait en plusieurs étapes. D'abord, on prélève des cellules dans la bouche des patients, environ 1 cm², sous anesthésie locale. Ces cellules sont ensuite mises en culture pendant quelques semaines sur un film en polymère thermolabile, l'UpCell-Insert fabriqué par une firme japonaise. Particularité de ce support, il libérera facilement la couche cellulaire cultivée à sa surface lorsqu'on le mettra en contact avec la cornée grâce à la basse température (20-22 °C) de cette dernière: «L'adhésion se fait spontanément comme si on avait mis de la colle forte sur la cornée», explique le Pr Burillon.

Grâce à cette autogreffe, si l'on excepte deux échecs (inflammation grave) et un patient dont les médecins sont restés sans nouvelles les résultats sont spectaculaires pour les autres: 22 sur 23 ont noté une amélioration de leur qualité de vie. Parmi les malades qui avaient au départ une vision basse, 11 sur 14 ont vu leur acuité visuelle nettement améliorée. Plus impressionnants encore, six des neufs patients initialement presque aveugles ont connu la même amélioration: en plus de l'autogreffe, ils ont dû bénéficier d'une greffe de cornée du fait d'une atteinte profonde, alors que les autres souffraient de lésions plus superficielles.

Pour le Dr François Malbrel (ophtalmologue à Lille), les avantages de la greffe autologue pour ces patients sont évidents: «On évite les rejets, on dispose d'un capital cellulaire à greffer conséquent, on évite d'affaiblir l'œil sain en cas d'atteinte unilatérale et enfin il n'existe pas de problème éthique tel que ceux rencontrés avec les cellules souches embryonnaires. De plus, cela permet dans la plupart des cas de guérir la pathologie cornéenne en rétablissant sa transparence et de ne pas devoir réaliser une greffe de cornée avec trois ans de recul.»

Fort de ses résultats, l'équipe lyonnaise espère obtenir d'ici à la fin 2012 une autorisation spéciale (ATU) pour poursuivre ses essais et lancer bientôt une étude européenne.


Source : Lefigaro.fr












lundi 7 mai 2012

Implant rétinien : deux Britanniques retrouvent partiellement la vue



Lors d’un essai clinique international, les deux premiers patients britanniques devenus aveugles suite à une rétinite pigmentaire ont reçu un implant rétinien qui restaure, très partiellement, la vision. Les résultats ne sont pas officiellement publiés mais après plus de six années de recul, les scientifiques semblent optimistes concernant l’efficacité du procédé.

Cela fait plus de six ans que l’entreprise allemande Retina Implant teste son matériel sur l’Homme. Il s’agit d’une micropuce qu’il faut placer sous la rétine, la région de l’œil qui capte et transforme la lumière en images, afin de restaurer la vision chez des personnes aveugles. Une première publication, parue en novembre 2010 dans la revue Proceedings of the Royal Society B, expliquait que l’implant était plus efficace lorsqu’il était placé au niveau de la macula, là où l’on voit le mieux.

Depuis, la majorité des patients atteints de rétinite pigmentaire (une maladie qui détruit progressivement les cellules rétiniennes jusqu’à la cécité) qui ont été traités avec cette micropuce recouvrent très partiellement la vision, devenant capables de distinguer des contrastes nets (une assiette blanche sur une nappe noire par exemple) et de reconnaître quelques objets usuels. Le Finlandais Miikka Terho, l’un des premiers à avoir reçu l’implant, impressionne même les scientifiques en parvenant à distinguer certaines couleurs, alors qu’il est censé voir en noir et blanc.

Rétine artificielle : les patients anglais

Désormais, l’essai clinique s’élargit et débarque au Royaume-Uni. Douze nouveaux non-voyants devraient en tout bénéficier de la rétine artificielle. Pour le moment, seuls deux d’entre eux ont subi l’opération, longue de huit heures, à la mi-avril. Les résultats sont déjà prometteurs.


Ce schéma explique brièvement le fonctionnement de la puce. La lumière est focalisée par la cornée et le cristallin vers la micropuce implantée juste sous la rétine. Les 1.500 électrodes transforment l'information lumineuse en signal électrique transmis jusqu'au cerveau. © Idé
Chris James, 51 ans, était devenu aveugle de l’œil gauche, son œil droit ne pouvant que simplement différencier l’ombre de la lumière. Dès l'activation de l’implant, il a pu mieux percevoir la lumière et distinguer les contours de certains objets. Il a aussi pu avoir un aperçu visuel de sa femme, épousée il y a sept ans alors qu’il était déjà aveugle. Pour Robin Millar, le procédé a provoqué chez lui une petite révolution : « J’ai rêvé en couleur pour la première fois depuis vingt-cinq ans, donc une partie de mon cerveau qui était jusque-là endormie s’est réveillée ! »

La vision pourrait s’améliorer avec le temps

La micropuce mesure 3 mm de côté, et se compose de 1.520 électrodes, ou microphotodiodes, qui captent la lumière, comme le font normalement les cellules en cônes et en bâtonnets, et la transforment en un signal électrique proportionnel à l’intensité lumineuse. L’information est transmise via le nerf optique, toujours fonctionnel bien qu’il n’ait plus été réellement sollicité depuis des années, jusqu’au cerveau, qui va alors recréer une image.

Tim Jackson, chirurgien de l’œil au King’s College de Londres, impliqué dans ce travail, précise que les patients ne retrouveront pas leur vision d’antan, mais mieux percevoir leur environnement, ce qui devrait malgré tout grandement améliorer leur quotidien. Les chercheurs espèrent que l’acuité visuelle s’améliorera au fur et à mesure, car le cerveau doit réapprendre à voir, et il faut laisser le temps aux processus cérébraux de se perfectionner.

Cette rétine artificielle constitue un espoir pour les personnes atteintes de rétinite pigmentaire (un Européen sur 4.000), mais aussi de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la première cause de cécité chez les personnes âgées, affectant 25 % des séniors de plus de 65 ans

Source ; Futura santé

jeudi 3 mai 2012

Des chirurgiens extraient le rein d'une patiente en le sortant par son vagin





Baltimore, États-Unis – Une femme se fait enlever un rein par le vagin, pour qu'il soit transplanté à sa nièce malade.

C’est une nouvelle technique d’ablation des reins testée à Baltimore sur Kimberly Johnson. Cette dernière avait souhaité donner son rein à sa nièce qui était souffrante et avait besoin d’une transplantation.

L’opération est certes exceptionnelle mais les membres du corps médical entendent vivement l’encourager car elle est moins douloureuse et permet au donneur de se rétablir plus rapidement.
 Le docteur Anthony Kalloo est l’un des pionniers de la méthode de l’ablation des organes via des voies naturelles. La technique n’est pas nouvelle : pas moins de 300 opérations dans le monde ont été pratiquées grâce à cette méthode mais elles concernaient généralement l’ablation d’appendices ou de vésicules biliaires retirés par la bouche. Cependant, extraire un rein par le vagin est peu courant et c’est sans doute la première fois que l’opération a lieu.

L’opération a été une réussite et de tels dons sont vivement encouragés. Néanmoins, certains praticiens entendent mettre en garde les patients sur les risques encourus. Le docteur Jihad Kaouk interrogé sur la question a affirmé qu’il y avait un risque d’infection de l’organe traversant une zone qui peut être contaminée pour le receveur. Dans le cas de Mme Johnson, un sac en plastique avait été placé dans sa cavité abdominale afin de prévenir d’éventuelles contaminations de l’organe.

mardi 1 mai 2012

Deux groupes sanguins viennent d’être découverts : Junior et Langereis

Parmi la trentaine de groupes sanguins qui existent, deux petits nouveaux viennent d’intégrer la liste. Nommés Junior et Langereis, ils concerneraient peu de gens mais pourraient expliquer quelques-unes des difficultés consécutives à des transfusions sanguines, le rejet de certaines greffes ainsi que des incompatibilités entre une mère et son enfant à naître.

Un groupe sanguin consiste en une classification du sang en fonction de l’absence ou de la présence de substances antigéniques à la surface des globules rouges, c'est-à-dire des molécules qui peuvent être reconnues par les anticorps du système immunitaire. Le plus célèbre d’entre tous est le système ABO, devant le système rhésus. La Société internationale de transfusion sanguine dénombre aujourd’hui très précisément 29 groupes sanguins différents, qu’on ignore bien souvent.

Il faudra en ajouter deux petits nouveaux, découverts très récemment par une collaboration internationale de chercheurs, dont de nombreux scientifiques français de l’Institut national de la transfusion sanguine. Révélés dans la revue Nature Genetics, ils se nomment Junior et Langereis.

À l’origine de ces nouveaux groupes, deux protéines nommées ABCB6 et ABCG2, appartenant au vaste ensemble des transporteurs ABC (ATP-binding cassette), dont le rôle est de faire traverser la membrane plasmique à un certain nombre de substances. Ces deux molécules sont également en ligne de mire dans la résistance aux traitements contre le cancer.

Les protéines ont dans un premier temps été purifiées, puis identifiées. Les chercheurs ont utilisé les antigènes des deux groupes et ont pu constater que certains échantillons de sang dont ils disposaient présentaient les anticorps spécifiques. Cette réaction immunitaire révèle donc la présence de deux nouveaux groupes sanguins, puisqu’il y a discrimination des cellules du sang. Des mutations dans les gènes concernés ont même été retrouvées.


Le système ABO est le groupe sanguin le plus connu. Comme on peut le voir sur ce tableau, en fonction de son groupe sanguin on présente ou non des antigènes, ce qui définit en retour la présence de certains anticorps spécifiques. Ainsi, il est important lors d’une transfusion d’injecter du sang qui ne sera pas rejeté par le receveur. Il en va en réalité de même pour tous les groupes sanguins définis : le système rhésus, le sytème Kell, le système Langereis, le système Junior et tous les autres… © historicair, Wikipédia, DP

Deux nouveaux groupes sanguins, plus de transfusions réussies

Les problèmes associés à ces groupes sanguins sont très rares, mais il existe malgré tout quelques populations à risque, parmi lesquelles une partie de la population japonaise et les Gitans d’Europe. Pour ces personnes, le danger est que certaines greffes ou transfusions pourraient ne pas prendre, ou qu'une incompatibilité apparaisse entre une mère et son fœtus.

Les rejets de greffe ou de sang dépendent de la réaction immunitaire de l’organisme puisque, pour se protéger, celui-ci cherche à distinguer les éléments qui le constituent de ceux qui composent des agresseurs extérieurs, dont il va chercher à se débarrasser. Certains rejets restent encore inexpliqués, et les auteurs de l’étude pensent que ces protéines pourraient parfois être les coupables.

Prenons l’exemple d’un patient Langereis négatif. Cela signifie que ses cellules sanguines ne présentent pas la protéine ABCB6 à leur surface. L’organisme peut alors fabriquer des anticorps visant spécifiquement cette protéine, puisqu’elle n’est pas associée aux molécules présentes naturellement dans le corps. Ainsi, lors d’une transfusion avec du sang Langereis positif, le système immunitaire va percevoir ce sang injecté comme étranger, et les cellules qu’il contient vont être détruites.

Après cette découverte, les chercheurs ne comptent pas en rester là et vont tenter de trouver de nouveaux groupes sanguins. Ils estiment qu’il en reste dix ou quinze qui n'ont pas encore été identifiés. S’ils viennent d’en révéler deux simultanément, le dernier mis au jour datait d’une petite dizaine d’années. L’entreprise dans laquelle ils se lancent risque donc de les occuper durant un long moment encore…

jeudi 26 avril 2012

Le point G enfin découvert ?




Un gynécologue américain affirme avoir découvert le mystérieux lieu du plaisir féminin en disséquant le cadavre d'une Polonaise de 83 ans.

Pour un gynécologue, c'est un peu la découverte du Graal. Adam Ostrzenski et son équipe de l'Institut de gynécologie de Saint-Petersbourg, en Floride, sont convaincus d'avoir la preuve de l'existence du point G, l'aussi célèbre qu'insaisissable zone du plaisir féminin. En procédant à l'autopsie du corps d'une Polonaise de 83 ans décédée d'un traumatisme crânien, ils affirment avoir découvert une structure anatomique bien délimitée, située sur la membrane périnéale, à très précisément 16,5 millimètres de la partie supérieure de l'orifice de l'urètre et formant un angle de 35 ° par rapport à la partie latérale de celui-ci.
Dans un article publié dans le très sérieux Journal of sexual medecine, les scientifiques expliquent avoir procédé à une dissection de la paroi intérieure du vagin selon une nouvelle méthode. Ils fournissent également une description très précise de leur découverte. Le point G aurait ainsi l'allure d'un petit sac couleur raisin noir, long de 8,1 mm, large de 1,5 à 3,6 mm et haut de 0,4 mm. Une fois retiré du cadavre, il mesurerait, avec l'ensemble des tissus adjacents, entre 8,1 et 33 mm. Adam Ostrzenski évoque un tissu érectile, irrégulier et très innervé et imagine déjà "une meilleure compréhension et une amélioration de la fonction sexuelle des femmes". 

Avis critiques 

La controverse autour de l'existence anatomique de ce lieu du plaisir féminin aurait-elle donc pris fin ? Rien n'est moins sûr. Depuis son "invention" par le docteur Ernst Gräfenberg dans les années cinquante, le point G n'a cessé de susciter la controverse, et ce n'est pas une étude de cas qui stoppera la mécanique. Certains scientifiques, en France comme aux États-Unis, critiquent déjà les conclusions d'Adam Ostrzenski.
Outre la personnalité du chercheur, connu pour pratiquer des opérations de chirurgie plastique, condamnées par l'Americain college of obstetricians and gynecologists, sur les organes génitaux féminins, deux principaux reproches lui sont faits. Primo, ses recherches portent sur un seul et unique cadavre. Secundo, en travaillant sur un corps sans vie, il ne peut établir aucun lien entre ce qu'il a observé et sa fonction supposée. Un peu léger donc... Toutefois, pour étayer ses dires, l'équipe d'Adam Ostrzenski a promis de récidiver.
Source : le Point.fr  Par 

mercredi 25 avril 2012

Les dérèglements minimes de la thyroïde sont dangereux pour la santé


  • Des dérèglements minimes de la thyroïde, aussi bien vers l'hypothyroïdie que vers l'hyperthyroïdie, présentent des risques pour la santé.
  • Ces dérèglements ne sont habituellement pas soignés.

  • Les troubles de la thyroïde sont très fréquents en France. Ils touchent en majorité les femmes et leur prévalence augmente avec l'âge et certains facteurs comme la ménopause. Le diagnostic repose en général sur une simple prise de sang qui mesure la TSH, une hormone hypophysaire qui ordonne à la glande thyroïde de produire plus ou moins d'hormones.

    L'hypothyroïdie est généralement définie lorsque la TSH est supérieure à 5 et l'hyperthyroïdie est généralement définie lorsque la TSH est inférieure à 0,5. Comme expliqué dans un précédent article, les normes de TSH sur les analyses de sang n'ont cessé d'évoluer au fil du temps. Il arrive qu'une personne puisse présenter une TSH légèrement supérieure à 5 (on parle d'hypothyroïdie infraclinique ou subclinique) ou inférieure à 0,5 (on parle d'hyperthyroïdie infraclinique ou subclinique) sans manifester de symptômes. Dans ce cas la décision de soigner est délicate et la plupart des médecins Français s'y refusent. Aujourd'hui deux nouelles études mettent en évidence que même un léger décalage des valeurs de TSH par rapport à la normale peut avoir des conséquences importantes sur la santé.

    Une large étude Britannique ayant porté sur plusieurs milliers de personnes, suivies pendant presque 8 ans, a montré que le traitement de l'hypothyroïdie lorsque la TSH se situe entre 5 et 10 permettait de diminuer le risque de problèmes cardiaques de 39% et de réduire la mortalité totale de 64%, notamment via une meilleure survie en cas de cancer.

    Pour l'hyperthyroïdie, les chercheurs ont analysé les résultats de 5 études ayant porté sur plus de 8 000 malades pendant presque 9 ans. Ils notent que les personnes ayant une TSH inférieure à 0,45 qui ne sont pas soignées ont un risque augmenté de mourir, toutes causes confondues, de 24%; un risque augmenté de troubles cardiovasculaires entrainant la mort de 29% et un risque de fibrillation auriculaire, un trouble sérieux du rythme cardiaque, augmenté de 68%.
    Bien que les chercheurs estiment que ces résultats doivent encore pris avec précaution, Kenneth Burman, médecin à l'université de Georgetown à Washington, explique dans un éditorial de la prestigieuse revue médicale Archives of Internal Medicine que ces résultats soulignent l'importance de considérer l'hypo et l'hyperthyroïdie infracliniques comme de vraies pathologies. Il ajoute : "Le lien entre l'hyperthyroïdie infraclinique et l'augmentation de la mortalité et la fibrillation auriculaire est suffisamment fort pour nous encourager à soigner l'hyperthyroïdie infraclinique, en particulier chez les patients qui présentent des risques cardiaques, des symptômes légers d'hyperthyroïdie ou de l'ostéoporose." En effet lorsqu'un problème thyroïdien apparaît, il est particulièrement rare qu'il évolue vers la guérison de manière spontanée.

    Pour tout savoir sur le bon traitement des problèmes thyroïdiens, consultez notre article : "Thyroïde : pourquoi êtes-vous si mal soigné ?"





    Référence : Razvi S, et al. Levothyroxine treatment of subclinical hypothyroidism, fatal and nonfatal cardiovascular events, and mortality. Arch Intern Med 2012; DOI: 10.1001/archinternmed.2012.1159.
    Collet TH, et al. Subclinical hyperthyroidism and the risk of coronary heart disease and mortality. Arch Intern Med 2012; DOI: 10.1001/archinternmed.2012.402. 

jeudi 19 avril 2012

Enfin un atlas de l'intelligence dans le cerveau humain


Les structures du cerveau impliquées dans l’intelligence générale et des fonctions exécutives ont pu être cartographiées en 3D, par des chercheurs qui ont observé des vétérans américains de la guerre du Vietnam présentant des lésions cérébrales très localisées. Verra-t-on un jour débarquer l'équivalent d'un GPS qui guidera l'influx nerveux vers les bons neurones ?

Paris, seconde moitié du XIXe siècle. Paul Broca, médecin de renom, reçoit des visites d’un de ses patients, monsieur Leborgne, qui le consulte pour des problèmes d’élocution : ce jardinier, qui jadis savait parler correctement, n’arrive désormais à prononcer que le son « tan ».
À la mort de ce pauvre homme, l’anatomiste examine son cerveau et remarque une région lésée. Il en déduit que cette zone, défaillante chez monsieur Leborgne, est impliquée dans le langage. Il devient possible de localiser l’aire de Broca sur l’encéphale.

C’est en partant de ce même principe, tout en faisant appel aux technologies modernes, que des chercheurs de l’université d’Illinois viennent de présenter une carte de l’intelligence du cerveau humain dans le journal Brain.

Des vétérans blessés passent les tests d’intelligence

Cette fois, pas de jardinier mais 182 vétérans américains de la guerre du Vietnam, rentrés au pays avec des lésions cérébrales très localisées. Il était indispensable que ces volontaires remplissent ce critère car des dommages trop importants recouvrent plusieurs régions aux fonctions différentes et abaissent la précision des données.
À la différence de l'étude de Broca il y a 150 ans, les cerveaux des participants ont pu être visualisés in vivo par tomodensitométrie (scanner dont l’image est reconstituée par ordinateur en deux ou trois dimensions), pendant que les sujets répondaient à une large batterie de tests cognitifs. Ainsi les scientifiques pouvaient évaluer le facteur g (l’intelligence générale comme la compréhension ou la mémoire) et les fonctions exécutives (raisonnement, mémoire de travail, planification etc.).
En combinant l’imagerie médicale avec les différentes tâches effectuées, ils ont pu établir une carte composée à partir de plus de 3.000 points appelés voxels (des pixels en 3D).
Les anciens combattants présentaient donc des lésions à quelques voxels particuliers. En comparant alors leurs performances durant les tests avec celles de volontaires sans dommage au cerveau, les chercheurs ont pu identifier les régions essentielles à une fonction cognitive spécifique et les structures qui contribuent à l’intelligence au niveau cortical.

Trois régions du cerveau impliquées dans l’intelligence


Plusieurs régions clés ont été répertoriées. Les plus importantes se retrouvent au niveau du cortex préfrontal gauche, du cortex temporal (très largement utilisé pour l'intelligence générale) et à l’arrière du cerveau, au niveau du cortex pariétal. Il est intéressant de remarquer que certaines zones de l’intelligence générale et des fonctions exécutives se chevauchent (voir l’image ci-dessous). Ces structures sont également interconnectées.

Cette expérience, l’une des plus vastes du genre, démontre donc clairement que les facultés intellectuelles et cognitives ne correspondent pas à une région précise du cerveau, ni à l’intégralité de l’encéphale, mais qu’elles dépendent de quelques aires spécifiques, ce dont on se doutait déjà.

Aron Barbey, le superviseur de ce travail précise que « les régions particulières et les connexions que nous avons découvertes […] indiquent que l’intelligence dépend de la capacité du cerveau à intégrer l’information depuis des processus verbaux, visuels, spatiaux et exécutifs ».
La prochaine étape : tenter de comprendre comment le cerveau, les gènes, le régime alimentaire et l’environnement interagissent et contribuent au développement de nos capacités intellectuelles. Vaste travail qui attend les scientifiques. Quelles régions de leur cerveau solliciteront-ils pour mener à bien cette recherche ?



Source :   Futura-Science