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lundi 12 mars 2012

Doit-on redouter la drôle de couleur du Coca-Cola ?

Atlanta, le vendredi 9 mars 2012 – On le sait, vendre des boissons à bulles nécessite autant de savoir faire industriel que de marketing. Ainsi, le succès mondial de Coca-Cola doit autant à la forme de sa bouteille, à sa couleur légendaire qu’à son goût. Or, la firme multinationale doit aujourd’hui faire face à un défi de taille : conserver la teinte si célèbre de sa boisson, tout en renonçant au moins partiellement à l’utilisation de deux caramels de synthèse utilisés comme colorants, E150C (également appelé caramel ammoniacal) et E150D (caramel au sulfite d’ammonium). En effet, au début 201, la présence d’une substance suspectée d’être cancérigène, le 4-méthylimidazole (4MEI), liée à la réaction de Maillard (réaction chimique produite par la cuisson des aliments), a été mise en évidence dans ces deux caramels de synthèse par des chercheurs de l’Université de Davis (Californie).

Des souris et des hommes


La dangerosité du 4-méthylimidazole, qui intervient notamment dans la fabrication notamment de produits pharmaceutiques, de nettoyants agricoles ou encore de pneu est aujourd’hui loin de faire consensus. Jusqu’alors une seule étude menée chez des souris a conduit à suspecter un risque cancérigène associé au 4-méthylimidazole. Publiée en janvier 2007 dans le cadre du National Toxicology Program aux Etats-Unis, cette étude présentait des « preuves évidentes d’une activité cancérigène » du 4MEI chez des souris mâles et femelles. Cependant, ce risque n’était pas retrouvé chez des rats mâles et les résultats se révélaient « équivoques » pour les rates. En tout état de cause, ces résultats semblaient indiquer que seules de très fortes doses pouvaient présenter un risque réel pour la santé. Concernant le Coca, il faudrait avaler 1 000 cannettes par jour pour s’exposer à un risque, selon les analyses des autorités sanitaires américaines, évoquées aujourd’hui par Le Monde. Ces conclusions ont conduit à des appréciations variées de la part des autorités sanitaires du monde entier. L’International Agency for Resarch on Cancer (IARC) a ainsi décidé de classer le 4-MEI parmi les produits pouvant être cancérigènes pour l’homme (groupe 2B). Néanmoins, cette qualification ne concerne pas en priorité la présence de cette substance dans l’alimentation. Par ailleurs, au printemps dernier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) après avoir réalisé une réévaluation des colorants à base de caramel de synthèse a considéré que si leur teneur maximum devait être diminuée, il fallait incriminer la présence de 2-acetyl-4-tetrahydroxibutylimidazole (THI) et non de 4MEI.

Teneurs explosives


La Californie a cependant choisi une voie bien plus sévère. Alertée par le Centre pour la science dans l’intérêt du public (CSPI), une association de défense des consommateurs, l’Etat américain a en effet accepté l’année dernière de placer le 4MEI dans la liste des produits cancérigènes devant faire l’objet d’une réglementation spécifique. Ainsi, depuis le 7 janvier, tous les produits susceptibles d’exposer un consommateur à une dose de 4MEI supérieure à 29 microgrammes doit être assorti d’un avertissement spécifique. Or, la CSPI vient de révéler que le géant de la boisson, Coca-Cola, enfreignait aujourd’hui cette réglementation. Cette organisation qui mène un combat acharné pour obtenir l’interdiction des colorants E150C et E150D vient en effet de révéler qu’une canette de Coca-Cola classique (35 cl) contient entre 142 et 146 microgrammes de 4-MEI. Cette teneur s’élève à 103 à 113 microgrammes pour le Coca-Cola Light et à 145 à 153 microgrammes pour le Pepsi-Cola.

Le goût du scandale


Ces doses très supérieures à celles prévues par l’état de Californie ne sont aujourd’hui pas démenties par Coca-Cola qui vient d’annoncer que la recette de son célèbre breuvage allait être modifié, comme l’a révélé hier le site Discoverynews (l’information ayant été relayée en France par le quotidien Le Monde). « La compagnie a demandé à ses fournisseurs de caramel de faire le nécessaire afin de satisfaire les exigences de l’Etat de Californie » a indiqué Diana Garza Ciarlante. la multinationale se montre cependant assez discrète sur les mesures qui seront mises en œuvre : interdiction totale des deux colorants ou simple diminution afin d’atteindre les seuils permettant d’éviter l'étiquetage ? Le groupe se contente d’affirmer qu’il n’y aura aucune différence pour le goût et que la couleur ne devrait être que très légèrement modifiée. Par ailleurs, s’il accepte de se conformer aux nouvelles réglementations californiennes, il refuse d’admettre la dangerosité du 4-MEI.

L'UFC emboite le pas


Ce changement de recette concerne pour l’heure les Etats-Unis, mais l’ensemble du monde pourrait bientôt être concerné : déjà en France, l’association UFC que Choisir a annoncé son intention de saisir les autorités sanitaires sur ce sujet. Pour le groupe Coca-Cola et sa fameuse boisson mise au point en 1885 afin de lutter contre les problèmes gastriques par un pharmacien d’Atlanta, John Pemberton, cette attaque est une nouvelle manifestation des suspicions dont le groupe a été l’objet ces dernières décennies.

Cependant, parfaitement rodée face à ce type d’épreuve, la firme ce matin ne connaissait pas de baisse notable du cours de son action en bourse.



Aurélie Haroche

mardi 21 février 2012

Etes-vous nomophobe ?

La nomophobie ? C’est une nouvelle «maladie», ou au moins déviance, dont le diagnostic est le suivant: souffrir de ne pas avoir son téléphone portable à portée de main. Une enquête britannique très sérieuse, reprise par le Los Angeles Times, vient de révéler, en effet, que 66% des personnes interrogées reconnaissaient être nomophobes, c’est-à-dire craindre de perdre leur mobile ou de le voir trop loin d’eux. Il y a quatre ans, le même sondage avait enregistré un taux de seulement 53%.

Dans le détail, les femmes s’avéreraient plus nomophobes (70%) que les hommes (61%) sachant que les 18-24 ans seraient les plus sérieusement atteints avec un total de 77% devant les 25-34 ans (68%). Selon le site allaboutconselling.com, la nomophobie peut se traduire par des attaques de panique, une respiration qui deviendrait courte, des nausées, des tremblements ou un rythme cardiaque accéléré. Elle peut être également auto-diagnostiquée si vous constatez que vous vérifiez sans cesse où se trouve votre téléphone ou que vous êtes angoissé en permanence à l’idée de l’égarer. Comment en guérir ? Le site indique que prendre conscience de son état de dépendance vis-à-vis de l’objet est un premier signe salvateur sachant que des séances personnalités avec un psychiatre peuvent être indiquées.

 Il y a quelques années, en 2006, Courrier International avait ainsi rappelé l’expérience et le témoignage avant-gardistes du professeur Sergio Chaparro qui, dans le cadre d'un cours sur les technologies de l'information à l'université Rutgers, dans le New Jersey, avait demandé à ses élèves de délaisser leur téléphone portable pendant trois jours. Résultat: seuls 3 étudiants sur 220 avaient réussi à aller jusqu'au bout de l'expérience à la grande frayeur de l'universitaire: «Ils avaient réellement peur, ils s'attendaient à vivre une expérience douloureuse, et ils n'avaient pas tout à fait tort.» Pour cet enseignant d'information et de communication, cette panique généralisée au sein du corps étudiant révélait «l'existence d'un phénomène à grande échelle de dépendance psychologique aux téléphones portables».

 Il est clair que le phénomène s’est intensifié avec les années. Il ne vous reste donc plus qu’à tenter cette (douloureuse) expérience. Vous éloigner de votre mobile et voir votre capacité de résistance à moins que vous préfériez ne pas connaître la gravité de votre mal. Bientôt tous nomophobes?
 Source : Slate.fr

vendredi 17 février 2012

Les bons marcheurs vivent mieux et plus longtemps

Selon une étude américaine, la vitesse de marche serait un bon indicateur pour connaître la probabilité de développer des démences.

À l'heure où l'on prône la "slow food" et où l'on déplore le surmenage et la course à la suractivité, une étude vient tout chambouler. Pour vivre vieux et en bonne santé, il faudrait... marcher vite ! Contre toute attente, prendre son temps ne retarderait donc pas l'échéance ultime. Bien au contraire. Selon une étude américaine, la vitesse de marche d'un individu influerait sur la probabilité qu'il aurait à développer une démence dans le futur. Autre conclusion : la force de préhension d'une personne donnerait des indications quant à sa vulnérabilité aux accidents vasculaires cérébraux. Selon les chercheurs donc, les plus exposés à la démence sont ceux qui marchaient lentement étant plus jeunes.
 Quant à ceux qui ont une bonne poigne, ils seraient davantage préservés des accidents vasculaires cérébraux. Symptômes ? Ce n'est pas la première fois qu'un lien de causalité est établi entre marche lente et santé fragile, mais les scientifiques affirment que de plus amples études seraient nécessaires pour comprendre ces mécanismes.
 Pour cette étude du Centre médical de Boston, 2 410 personnes de 62 ans d'âge moyen ont été soumises à des scanners cérébraux et à des enregistrements de la vitesse de marche et de la force de préhension. Onze ans plus tard, 34 personnes avaient développé une démence et 79 avaient eu un accident vasculaire cérébral, selon les résultats présentés lors de la réunion annuelle de l'Académie américaine de neurologie.

 Pour le docteur Marie Janson, directeur du développement au centre britannique Recherche sur Alzheimer, une nouvelle piste de recherche s'ouvre : "Bien que cette étude n'ait pas encore été publiée dans son intégralité, elle soulève des questions importantes : par exemple, la difficulté à marcher pourrait-elle précéder d'autres symptômes associés à la démence ?" La vitesse de marche et la poigne pourraient-elles être un signe précurseur de démence ou de risques cardiaques ? Le docteur Anne Corbett, directrice de recherche à la Société Alzheimer, ne veut pas aller trop vite en besogne, et préfère prendre son temps, réclamant davantage de recherches. "La bonne nouvelle, c'est qu'il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour réduire votre risque de développer une démence", rappelle-t-elle auprès de la BBC. "Nous vous recommandons d'avoir une alimentation saine et équilibrée, de ne pas fumer, de maintenir un poids santé, de faire de l'exercice régulièrement. Et de vérifier votre pression artérielle et votre cholestérol régulièrement." Qui va lentement ne va pas forcément sûrement...

jeudi 2 février 2012

Implants mammaires : vers un renforcement des inspections en France

- Suite au problème sanitaire lié aux prothèses mammaires PIP, la Direction générale de la Santé (DGS)

et l’Afssaps prônent un renforcement des inspections et des activités de vigilance, en augmentant le nombre d’inspecteurs et de contrôles inopinés aussi bien chez les fabricants d’implants mammaires que dans les centres de soins qui pratiquent cet acte chirurgical. Cette mesure majeure ressort d’un rapport présenté ce mercredi 1er février aux ministres chargés de la Santé, Xavier Bertrand et Nora Berra.

Les ministres pour leur part ont demandé à l’Afssaps d’établir notamment une liste, d’ici mars prochain, des « dispositifs médicaux implantables à risque ».
Le 24 janvier dernier, la Commission européenne avait déjà émis la possibilité de revoir la législation en ce qui concerne les implants mammaires. En revanche, elle a indiqué qu’elle ne souhaitait pas proposer « une autorisation préalable à la mise sur le marché pour les dispositifs médicaux », comme c’est actuellement le cas pour les médicaments.

Le ministère de la Santé rappelle qu’un numéro vert, le 0 800 636 636 (ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h) est disponible « pour répondre à toutes les questions des femmes concernées ».