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vendredi 2 mars 2012

Où le surpoids se noie dans un verre d’eau !

 La consommation croissante de boissons sucrées est considérée comme l’une des causes de l’augmentation des maladies cardiométaboliques dans le monde. Une étude (analyse effectuée à posteriori dans l’étude «  PREMIER ») suggère qu’une diminution d’un verre/j de ces boissons réduit de 500 grammes le poids à 6 mois. 


Pour confirmer ce résultat, Tate et al. ont mené un essai clinique pour comparer les résultats du suivi de  trois recommandations nutritionnelles simples chez des sujets en surpoids ou obèses consommant au moins 280 kcal par jour sous forme de jus, sodas, alcools, café et thé sucrés.


 Les deux premières recommandations visaient le remplacement de 200 kcal de ces boissons par de l’eau (« groupe eau », n=108), ou par des boissons aromatisées allégées en sucres (« groupe allégé », n=105). Les sujets du troisième groupe (« groupe témoin », n=105) recevaient des instructions générales pour améliorer leurs habitudes nutritionnelles sans faire de régime restrictif.


 Aucune recommandation spécifique ne leur était donnée sur les boissons sucrées. Les trois groupes de volontaires bénéficiaient du même nombre de séances et de contacts avec des professionnels de santé destinés à leur donner des conseils pratiques. En outre, ils avaient accès à un site internet pour renseigner leurs apports de boissons et accéder à de l’information nutritionnelle.


L’adhésion au programme de suivi a été supérieure dans les groupes « eau » et « allégé » (participation à 5 sessions en moyenne) par rapport au groupe témoin (4 sessions en moyenne). En outre le remplacement des boissons sucrées par de l’eau (-200 kcal environ) ou des boissons allégées (-260 kcal environ) s’est accompagnée d’une réduction plus importante des apports caloriques journaliers liés aux boissons sucrées que celle qui était constatée chez les témoins (environ -110 kcal) à trois mois et six mois de suivi.

 Les résultats montrent également une meilleure observance de la recommandation de diminuer les boissons sucrées quand celles-ci doivent être remplacées par des équivalents allégés. L’ensemble des patients encouragés à substituer les boissons sucrées avaient deux fois plus de chances de perdre au moins 5 % du poids que les témoins.

En pratique, cette étude a le mérite de nous rappeler que la simple détection d’une consommation excessive de boissons sucrées peut conduire à une recommandation rapide à délivrer et efficace. Bien que la perte de poids obtenue lors de la seule substitution des boissons sucrées paraisse faible, il faut souligner qu’elle est relativement facile à obtenir et surtout qu’elle peut avoir un effet non négligeable au niveau épidémiologique.


Dr Boris Hansel

Tate et al. Am J Clin Nutr 2012
Tate DF et coll. : Replacing caloric beverages with water or diet beverages for weight loss in adults: main results of the Choose Healthy Options Consciously Everyday (CHOICE) randomized clinical trial. Am J Clin Nutr ., 2012 ; 95: 3 555-563. doi:10.3945/ajcn.111.026278

samedi 18 février 2012

Les vertus anti-graisse du jus de tomate

D'après une récente étude réalisée par le professeur Teruo KAWADA et son équipe de scientifiques de la Graduate School of Agriculture (Kyoto University), le jus de tomate frais présenterait en plus de ses nombreuses vertus diététiques, des effets importants sur le métabolisme des triglycérides.

 Les tryglycérides et le cholestérol sont des composés lipidiques stockés dans les tissus adipeux. Ils constituent avec les glucides, une source d'énergie importante pour l'organisme. Une concentration élevée de ces lipides ou de lipoprotéines peut cependant révéler une dyslipidémie. Celle-ci constitue un facteur de risque important de diabète, de maladies cardiovasculaires ou de troubles liés à l'obésité.

 L'équipe du professeur KAWADA a débuté ses travaux par une étude approfondie des composants chimiques de la tomate. De premiers résultats expérimentaux avaient alors démontré l'influence de l'acide 9-oxo-10,12-octadécadiénoïque (9-oxo-ODA) sur la régulation du métabolisme énergétique.

Afin d'analyser les effets de cette substance sur les dyslipidémies et les stéatoses hépatiques in vivo, les scientifiques ont étudié l'action d'un composé aux propriétés chimiques identiques : l'acide 13-oxo-9,11-octadécadiénoïque (13-oxa-ODA). Après avoir nourri des souris obèses et diabétiques suivant un régime alimentaire constitué notamment de 0,02 à 0,05% de 13-oxa-ODA pendant une période de quatre semaines, leur métabolisme a été examiné.

 Les chercheurs ont alors constaté une augmentation significative des niveaux d'expression des gènes impliqués dans les réactions du métabolisme lipidique au niveau du foie et des muscles striés. Par ailleurs, le 13-oxa-ODA a entraîné une diminution des quantités de triglycérides du plasma et du foie.

 Si la période de quatre semaines était insuffisante pour constater des modifications morphologiques visibles, le professeur KAWADA et son équipe travaillent d'ores et déjà sur d'autres expériences analysant l'évolution du poids des souris sous l'effet de la consommation régulière de jus de tomate. En extrapolant les quantités au modèle humain, la consommation de 2 à 3 tomates (soit un grand verre de jus) à chaque repas aurait, selon les spécialistes, des effets semblables.

Les résultats exhaustifs de cette expérience ont été publiés dans la revue spécialisée PloS ONE datée du 10 février 2012. Elle a également fait l'objet d'un reportage à la télévision japonaise entraînant quelques jours plus tard, une frénésie d'achat de jus de tomate...

 Sources : - PlOs One (en anglais) : http://www.plosone.org/home.action - Article du Yomiuri Shinbun ( en japonais) : http://www.yomiuri.co.jp/national/news/20120215-OYT1T00542.htm?from=top - Article du Mainichi Shinbun (en japonais) : http://mainichi.jp/select/science/news/20120210dde041040019000c.html

mercredi 15 février 2012

Des patates violettes pour lutter contre l'hypertension

Les pommes de terre de couleur violette pourrait aider à faire baisser la pression artérielle sans prendre de poids, d'après une étude américaine, publiée la semaine dernière par la American Chemical Society.

Les pommes de terre à la pigmentation violette contiennent de fortes concentrations d'acides phénoliques, d'antocyanes et de caroténoïdes, de puissants antioxydants qui sont également riches en nutriments, d'après les chercheurs. L'étude est présentée comme la première du genre à se pencher sur les effets de la consommation de pommes de terre sur la tension artérielle chez les humains.

 Dans le cadre de cette étude, dix-huit volontaires en surpoids avec une tension artérielle élevée ont été suivis pendant deux mois, au cours desquels ils sont passés d'un régime sans pommes de terre violettes à un régime qui en contenait. Après quatre semaines à raison de six à huit pommes de terres violettes au micro-ondes, leur pression artérielle diastolique avait chuté de 4%, tandis que leur pression artérielle systolique avait baissé de 3,5%. C'est là une amélioration suffisante pour réduire de façon significative le risque de plusieurs formes de maladies cardiaques, d'après les chercheurs.

 A la lumière de cette étude, les scientifiques recommandent de manger deux portions de pommes de terre violettes par jour pour aider à réduire la tension artérielle. L'étude a été publiée dans la revue Journal of Agricultural and Food Chemistry. La pomme de terre est de loin le légume le plus prisé aux Etats-Unis. La variété violette est employée depuis longtemps dans la médecine traditionnelle coréenne pour perdre du poids.

 Des scientifiques américains ont récemment cherché à exploiter le pouvoir nutritionnel des aliments colorés (la couleur violette indiquant une forte teneur en antioxydants) en créant par croisements une tomate baptisée Indigo Rose, pleine d'anthocyanes, un composé qui donne sa couleur aux myrtilles. Les antocyanes améliorent les fonctions cognitives, et réduisent les inflammations et l'oxydation des cellules.

dimanche 12 février 2012

Le café pourrait être un remède contre le diabète de type 2

Le café a longtemps été loué pour sa capacité à nous réveiller le matin, mais il existe de nombreux autres avantages à cette boisson :
- Les buveurs de café ont moins de chance d'être atteints de démence et de la maladie de Parkinson.
- Les buveurs de café présentent moins de cas d'attaques et de troubles du rythme cardiaque.
- Le café pourrait inhiber la croissance de certains cancers.

Une nouvelle étude de la Fondation Nationale de Science naturelle de Chine, du Programme de Recherche basique de Chine et du Ministère de l'Education chinois vient également de réaffirmer ce qui était déjà soupçonné: le café peut aussi réduire le risque de développer un diabète de type 2.

En effet, notre corps obtient de l'énergie en créant du glucose à partir de la nourriture que nous mangeons, comme les pâtes, le lait et les fruits. Pour utiliser ce glucose, notre corps a besoin de créer une hormone, l'insuline, qui contrôle le niveau de glucose (sucre) dans notre sang. Le diabète de type 2 est une maladie causant un manque d'insuline produite par le pancréas, provoquant une augmentation de la concentration de glucose dans le sang. Sur une période de temps prolongée, le diabète de type 2 peut entraîner un certain nombre de problèmes de santé, comme les maladies cardiaques, la cécité, des lésions nerveuses et des problèmes rénaux.

Le diabète de type 2 est un problème important dans le monde entier, concernant jusqu'à 95% des cas de diabète à travers le monde. Les chercheurs Ling Zheng, Jun Huang et leurs collègues ont mené une étude qui a révélé que ceux qui boivent quatre tasses de café ou plus par jour ont un risque significativement moins élevé de développer un diabète de type 2. Après quatre tasses par jour, le risque de développer un diabète de type 2 est réduit de 50%. Au delà de quatre tasses, chaque tasse supplémentaire permet de réduire le risque d'environ 7%.

La réduction de ce risque est due à deux composés qu'on trouve dans le café et qui inhibent de manière significative le "mauvais repliement" d'une substance appelée polypeptide amyloïde des îlots humains, ou hIAPP. L'hIAPP est largement soupçonné d'être la principale cause entrainant le développement d'un diabète de type 2, et les composés présents dans le café seraient un moyen d'empêcher cela.

Il ne s'agit pas de la seule étude réalisée qui montre que le café peut aider à inhiber le développement du diabète de type 2. Le professeur Frank Hu, de l'Ecole Harvard de Santé Publique avait déjà déclaré que les données montrant que le café permet d'empêcher le diabète de type 2 étaient "assez solides", après avoir examiné plus de 15 études publiées sur la question. Il a même suggéré que le café décaféiné pourrait offrir des avantages similaires au café normal. Ainsi toute personne préoccupée par la caféine et ses effets sur le corps pourrait boire du café décaféiné tout en profitant des mêmes avantages pour la santé.

Le café contient des antioxydants, qui selon Hu, permettraient de diminuer les lésions cellulaires. Il explique également que le magnésium et le chrome présents dans le café aident l'organisme à utiliser l'insuline, ce qui explique pourquoi le café est en mesure de réduire le risque de développer un diabète de type 2.

Source: http://www.healthenclave.com/news/coffee-may-be-cure-type-2-diabetes-1467.html

samedi 4 février 2012

L'abus de sucre aussi toxique que l'alcool, selon des experts

Des scientifiques américains révèlent que manger trop de sucre est aussi toxique pour la santé que l'abus d'alcool. Ces chercheurs militent donc pour la mise en place de mesures de restrictions équivalentes à celles qui frappent l'alcool et le tabac, comme les taxes.
Pour réduire la consommation de sucre, des chercheurs américains proposent de taxer les boissons et aliments comportant des sucres ajoutés, en particulier du fructose. En effet, ces trois scientifiques ont montré que le sucre était aussi dangereux pour la santé que l’alcool lorsqu’il est consommé de façon excessive. Dans la revue Nature qui publie leurs travaux, ils expliquent ainsi qu'"un peu de sucre ne pose pas de problème mais que beaucoup tue - lentement". Les effets de la consommation excessive de sucre peuvent ainsi être similaires à ceux d'un abus d'alcool, soulignent l'équipe menée par Robert Lustig, spécialiste de l'obésité infantile à l'université de Californie.
En effet, l'apport massif de sucre favorise l'hypertension, le diabète, et le risque cardiaque ainsi qu'une surcharge en graisses du foie. Des risques qui contribuent eux-même à l'apparition de certaines maladies non transmissibles, comme les maladies cardiaques, le diabète ou les cancers. Celles-là même qui participent à la mort de 35 millions de personnes chaque année dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses, soulignent-les chercheurs dans leurs travaux. 
La consommation de sucre dans le monde ayant triplé ces cinquante dernières années, les scientifiques la mise en place d'une série de mesures parmi lesquelles une qui vise à interdire la vente de boissons sucrées aux mineurs de moins de 17 ans, avancent Robert Lustig, Laura Schmidt et Claire Brindis. Parmi les autres suggestions : contrôler le nombre de fast-foods dans les quartiers pauvres et inciter à l'installation de magasins de primeurs et de marchés de produits frais.
"Ces mesures simples sont considérées comme des outils importants pour la santé publique et le bien-être. Il est temps de focaliser notre attention sur le sucre", conclut ainsi l'étude relayée par le Daily Mail.

dimanche 15 janvier 2012

les agrumes, de la vitalité pour l’hiver

Composée de fruits à la saveur aigre et acide mais aussi très aromatique, la famille des agrumes compte dans ses rangs les oranges, les citrons, les mandarines, les limettes, les pomelos, les clémentines … Cultivés dans les pays chauds, la pleine saison de ces fruits se situe durant notre hiver et c'est une vraie bénédiction. En quartiers ou pressés, ces fruits jaunes ou orangés recèlent de délicieux bienfaits, et se cuisinent avec bonheur. Cette semaine, Destination Santé fait souffler un vent de fraicheur acidulée sur vos papilles, avec des menus spécial agrumes.

Les agrumes contiennent plus de 80% d'eau. Leur richesse en vitamine C est une autre de leurs caractéristiques intéressantes. La clémentine par exemple présente un taux moyen de vitamine C de 41 mg aux 100 g. Mais l'agrume qui en est le plus riche reste l'orange. Le roi des agrumes est en effet particulièrement riche en vitamine C : 53 mg aux 100 g en moyenne. L'activité de cette vitamine y est renforcée par la présence de flavonoïdes et d'anthocyanes. Ces substances potentialisent l'effet antiscorbutique de la vitamine C, Et elles ont par ailleurs, une action protectrice vis-à-vis des petits vaisseaux sanguins, les capillaires.
Désaltérant, le goût sucré des agrumes est équilibré par la saveur acidulée de leurs acides organiques naturels. Ils sont assez abondants dans l'orange et représentés essentiellement par l'acide citrique. Au cours de la maturation, la teneur en glucides s'élève, tandis que les acides organiques diminuent. C'est la proportion relative entre sucres et acides qui confère à chaque orange sa saveur caractéristique, plus ou moins douce ou acidulée.
Le pomelo, à ne pas confondre avec le pamplemousse plus rare dans nos contrées, est riche en vitamine A, reconnue pour ses vertus anti oxydantes, en vitamine B, ainsi qu'en minéraux et oligo-éléments comme le cuivre, le calcium, le phosphore, le magnésium, le sodium… Très peu calorique, un pomelo n'apporte que 75 kcal et il est moins sucré qu'une orange. Cet agrume contient de la pectine, une fibre qui aide à faire baisser le taux de mauvais cholestérol (LDL).
En cuisine, les agrumes s'associent très bien avec la volaille pour former des plats savoureux et équilibrés. Le célèbre canard à l'orange n'est qu'un exemple des recettes que relèvent les piquantes et fraîches saveurs de ces fruits. Mais leurs ressources sont infinies et ils peuvent aussi servir à d'autres fins, moins culinaires et plus… ménagères. Comme de lutter contre les mites dans nos placards.
RECETTES DE LA SEMAINE
Petit Déjeuner
Une orange sanguine pressée
Muesli aux fruits secs, lait d'avoine
Un œuf coque
Thé au citron
Déjeuner
Salade de crevettes au pamplemousse de Scott Serrato
Filets de sardines grillés aux citrons confits de Paul Blouet
Pommes vapeurs
Petits pots de crème à l'orange du Pr Jean-Michel Lecerf
Goûter
2 mandarines
Dîner
Salade de Mesclun, huile de noix
Croustillant de crabe au pamplemousse sauce curcuma de Scott Serrato
Crème thé vert à la menthe Nanah meringuée au citron vert de Paul Blouet.